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 SPINNIN' THE EMPTY — Libre

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MessageSujet: SPINNIN' THE EMPTY — Libre 
Mar 20 Jan - 19:18




“ spinnin' the empty ”



Arrivé la veille, il n’avait jamais vraiment pris le temps de visiter les environs. Il lui restait le week-end pour le faire, avant que la rentrée ne commence, le lundi matin à huit heures. Il était resté un bon moment à cogiter, allongé sur son lit, les yeux rivés sur le plafond. Il avait longtemps souhaité être seul, être sûr que personne ne viendrait le voir, que personne ne viendrait frapper à sa porte pour lui demander si tout va bien. Et maintenant qu’il était complètement seul dans cette chambre prévue pour quatre, il se sentait bizarrement isolé. Un peu comme abandonné.
Il n’avait jamais envisagé la possibilité que sa chambre à lui finirait par lui manquer, surtout pas aussi vite. Il ne pensait pas que ne plus sentir la présence de ses parents à proximité le rende aussi nerveux. Il n’avait jamais vraiment pensé au fait qu’il aurait sans doute un peu peur, tout seul dans cet endroit inconnu. Il avait tourné et retourné le problème dans tous les sens avant de ne voir que deux solutions : rentrer chez lui, ou tenter de s’adapter. Un soupir lui avait échappé. Compte tenu de sa presque incapacité à nouer des liens avec des personnes de son âge, rentrer chez lui à pieds en traînant ses valises derrière lui avait semblé une option beaucoup plus simple.

Mais finalement, visiter le manoir et tenter de l’apprivoiser, ce n’était pas si mal non plus.
Il n’avait accès qu’au rez-de-chaussée du vieux bâtiment, là où se trouvait le réfectoire, le secrétariat. Et toute la partie en ruines de l’édifice, encore envahie par les échafaudages et le matériel des ouvriers, sans doute en week-end eux aussi. Sur le moment, il se demanda s’ils faisaient les longues heures de route depuis la ville pour venir jusqu’ici, ou s’ils étaient logés quelque part. Au village, peut-être.
Il n’allait pas spécialement se risquer à demander.

Et de toute façon, l’endroit était désert. A en devenir oppressant, alors il fit demi-tour et se dirigea vers le parc du manoir. Il n’était pas beaucoup plus rempli, mais il avait moins l’air de sortir du Chien des Baskerville, ou d’un quelconque Edgar Allan Poe, ce qui n’était pas plus mal. C’était grand. Assez pour se trouver un coin tranquille, où personne ne viendrait l’embêter même quand les élèves commenceraient à affluer pour profiter d’un dernier samedi avec du soleil avant le début des cours, avant d’être noyés sous les devoirs à faire, les devoirs à rendre et les révisions pour survivre aux contrôles surprises que les profs adoraient mettre un peu partout au cours de l’année, en plus des examens finaux.
C’était vraiment immense, comme endroit. A se demander comment ça pouvait rester aussi paumé, aussi méconnu. Un endroit pareil ne passait forcément pas inaperçu, surtout après avoir été transformé en école. Il haussa les épaules, cala ses écouteurs dans ses oreilles et appuya sur un bouton au hasard de son MP3, enfoui au fond de sa poche, lançant la musique dans ses tympans.

Il avait encore le temps.
Plein de temps avant que le soleil ne se couche et qu’il doive rentrer dans sa chambre, aller dîner. Il avait le temps de faire le tour du parc. De visiter d’autres endroits. De faire deux ou trois crises. Cette pensée lui arracha un ricanement cynique.
Il espérait ne pas en faire une, mais il ne pouvait vraiment pas compter là-dessus. Elles ne prévenaient jamais. S’amusaient à lui faire croire à une accalmie pour revenir. Finalement, il préféra chasser l’idée de son esprit, arrêter d’y penser, jusqu’au lendemain.

En avançant dans les jardins, il avait fini par tomber sur un puits. Un vieux puits, complètement abandonné, bouffé par le lierre et quelques plants de ronces qui commençaient doucement à l’entourer. Machinalement, il regarda derrière lui. Personne. Absolument personne dans cet endroit isolé.
Il était seul face à un vieux puits qui, en s’approchant, se révéla à sec. Le seau était encore posé au fond, la corde rongée par l’usure et l’humidité. La poulie qui permettait autrefois de le faire remonter était rouillée jusqu’à la dernière vis, et casserait sûrement si on essayait de l’utiliser.
Il s’approcha un peu plus du bord du puits, trouva un endroit où les pierres n’étaient pas recouvertes par les ronces et y posa ses mains, se penchant pour regarder le fond plus attentivement. Rien. Rien que de la terre à peine humide à cause de l’ombre constante dont bénéficiait l’endroit, rien d’autre que ce seau en bois pourri et aux armatures métalliques rouillées.

Rien d’autre qu’un vestige de ce qu’avait dû être l’endroit avant d’être vendu pour devenir une école.
Un soupir lui échappa et il se décolla du puits, reculant de quelques pas.


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MessageSujet: Re: SPINNIN' THE EMPTY — Libre 
Mar 20 Jan - 22:52




“ spinnin' the empty ”



Les dernières journées de liberté sont toujours les plus belles. Elles ont la maturité de l'arrière saison quand tout le monde dit que ouais, déjà l'automne et les arbres qui se parent de rouge et il n'y a plus de saison mon bon monsieur, alors que tout un chacun sachant lire un calendrier (et à en croire les conversations, quasi-personne) pouvait voir que l'équinoxe d'automne et donc son premier jour était le 21 septembre. Pas le 1er. Enfin, c'était marrant d'écouter les commérages saisonniers et le décalage permanent entre les saisons dans l'esprit des gens, les saisons des calendriers et les saisons naturelles qui se fichaient bien des noms que leur donnait les hommes. Ils étaient en fin d'été, ils étaient loin du gris, loin de la ville et, récompense ultime, les cours n'avaient pas encore commencés.

Arrivée le vendredi en fin de journée, elle avait rapidement posé ses valises sur le lit le plus proche de la fenêtre, profitant de ce que personne n'avait songé à mettre de signe visible d'appartenance dessus. Elle avait ensuite viré tous les draps moches, mit un drap housse d'un beau bleu hivernal, un drap d'une nuance plus orageuse et une épaisse couverture d'un blanc cotonneux. Quatre oreillers aux taies colorées rappelant les couleurs de ses mèches avaient ajouté la dernière touche. Elle piquerait les peluches à ceux qu'elle aimerait bien, avait-elle décidé.

Avec tout ça, Kennoc'ha n'avait pas eu beaucoup de place pour prendre le reste. Les habits sans marques mais aux mille couleurs avaient coloré le gris du casier, un plaid rouge décorait le pied de son lit (il ne manquait qu'un chaton. Roux. Il lui en fraudrait un bientôt) et les valises étaient vides, cachées sous le lit. Elle s'assit, elle regarda le ciel, et elle décida qu'elle s'ennuyait.

Elle s'ennuya ainsi une bonne partie du week-end, alternant les périodes d'hyperactivité (quand elle mettait la main sur son paquet de bonbon) et les périodes de gris (quand elle avait fini ses bonbons). Et puis, soudain, quand son taux de sucre devint miraculeusement normal, elle comprit ce qui la chiffonnait. C'étaient les murs. Ils étaient gris. Il fallait absolument qu'elle trouve un moyen de les égayer. Sans les peindre ou en tout cas, sans les peindre tout de suite ce serait con de se faire virer dès la rentrée.

Toute émoustillée par cette nouvelle mission, la jeune femme sortit du manoir et s'enfonça dans les jardins, cherchant des fleurs cueillables. Elle choppait aussi, deci-delà, un petit brin d'herbe à se mettre dans la bouche. Avec les cours Lundi, il fallait absolument qu'elle s'empêche de manger du sucre. Elle passa rapidement les prairies bondées de monde, jouant de son sourire à fossettes pour saluer ceux qui semblaient la regarder avec plus d'amusement que de désapprobation et attrapa rapidement un petit sentier un peu à l'écart.

L'ombre des grands arbres jouait avec la lumière du soleil. Au sol, la terre, riche et sombre faisait remonter des odeurs de vie et de mort mêlées. Elle enleva rapidement ses converses et ses chaussettes, les attachant par les lacets sur son épaule et continua, appréciant le contact granuleux sous ses pieds des citadine. Elle se sentait comme Alice courant derrière le Lapin Blanc. Et comme l'héroine du roman, elle courait derrière sa propre maturité qui était en retard, tellement en retard. Elle courut à son tour, amusée par ses rêveries éveillée, et, au lieu de tomber dans un terrier, elle tomba...sur une clairière.

Stupéfaite, la jeune femme s'arrêta d'un cou, remettant en bataille ses mèches colorées, savourant le spectacle qui s'offrait à ses yeux. Déclinaisons de verts et de pastels timides. Quelques fleurs osaient montrer leurs pétales fripés. Sio décida immédiatement de les épargner. Elles semblaient si heureuses d'avoir échappé à la cohue de l'autre côté. Et puis, au milieu de cette merveille, un truc gris, mangé par les ronces, semblait perdre une bataille séculaire entre les hommes et le monde.

A côté du conflit, probablement inconscient de l'enjeu, un type. De la taille de tous les autres types, donc grand de son point de vue, affublé d'une tignasse que n'aurait pas renié un érable. Il semblait en vouloir au puit, quelque part. Elle s'approcha un peu de lui, les brins d'herbe lui chatouillant la plante des pieds et lui dédia son plus beau sourire.

« 10 contre 1 que les ronces auront gagné sur le puit avant la prochaine génération d'étudiants. »



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MessageSujet: Re: SPINNIN' THE EMPTY — Libre 
Jeu 22 Jan - 16:09




“ spinnin' the empty ”



Il sursauta légèrement, percevant le son d’une voix derrière la musique balancée par ses écouteurs.
Il ne l’avait pas entendue arriver, cette fille, avec ses écouteurs bien calés dans ses oreilles. Il cligna vaguement des yeux et retira les écouteurs, les laissant pendre autour de son cou, continuant de diffuser la musique que son aléatoire avait décidé de passer. The Bard’s Song in the Forest, Van Canto. Il glissa une main dans sa poche et éteignit le MP3. Cette fille, devant lui, elle avait les cheveux de toutes les couleurs. Comme un arc-en-ciel. Et elle lui avait parlé du puits. Et des ronces. Et de la prochaine génération d’étudiants. Oui. Sans doute que les ronces auront recouvert le puits, d’ici là, sauf si un jardinier bien intentionné passe et décide de les enlever pour préserver ce vestige d’une autre époque.
Rien d’autre qu’un vieux puits avec une poulie rouillée et un seau à moitié pourri au fond. Alors il se contenta de hausser vaguement les épaules en guise de réponse. Il allait sûrement parler, après.

S’il trouvait quelque chose à dire.
Il n’en avait pas grand’chose à faire, de ce puits. Tout au plus c’était un énième support à son imagination débordante. On peut créer mille histoires avec un puits. Un vieux puits, comme ça, abandonné, caché de tous et laissé à la merci de la nature. Il pouvait créer des dizaines d’univers avec ce vieux puits.
Il le regarda encore une fois, oublia la fille aux cheveux multicolore l’espace de quelques secondes. Comment ce puits ne s’était-il pas encore écroulé sous le poids du lierre et des ronces ? Il ne manquait que les orties à ce malheureux tableau. Des orties, pour empêcher les gens d’approcher.
Finalement, il reporta son attention sur son interlocutrice.

« A voir, peut-être que quelqu’un viendra débroussailler d’ici là. Faudrait revenir dans dix ans pour vérifier, en fait. »

Il ne savait pas pour la jeune fille, mais lui, ça ne le tentait pas plus que ça. Il cala ses mains au fond de ses poches, regarda un instant le sol. Il n’avait jamais pu prendre l’habitude de regarder les gens dans les yeux en leur parlant. Même ses professeurs. Il avait toujours fui leurs regards, les laissaient s’imprimer sur sa nuque plutôt que de les sentir sur sa rétine. Alors il regardait un peu partout, regardait parfois la jeune fille, mais jamais plus de quelques secondes, jamais directement dans les yeux.
Le puits, la végétation conquérante tout autour, c’était beaucoup mieux pour accrocher son regard. Les plantes n’en avaient rien à faire, qu’on les fixe sans discontinuer. Les plantes ne se retournaient pas pour demander « t’as un problème ? » et ne disaient jamais rien quand on les frôlait sans faire exprès.
Les plantes étaient beaucoup plus sympas que les humains, en général. A moins de tomber dans un buisson de mûriers.

Il lui fallait quelque chose à dire. Pour combler le silence écrasant qui s’était installé depuis sa réponse plus qu’évasive sur le pari des ronces. Il n’avait rien à dire. A part lui demander si elle était nouvelle, ici. Ça tombait bien, puisque lui aussi, il était nouveau. Si ça se trouvait, elle était là depuis plus longtemps que lui, elle connaissait l’endroit mieux que lui. Il pouvait toujours lui demander comment elle s’appelait.
Ce serait un bon début, des présentations. Ça pourrait être une bonne idée, surtout pour la quiche en relations sociales qu’il était. Jamais fichu de se faire des amis. Jamais fichu de s’entendre avec ses camarades. Jamais fichu de garder le contact plus de quelques semaines. Jamais fichu de parler à ses parents, encore moins concernant les sujets qu’il aurait dû aborder avec eux depuis quatre ans.

Il inclina légèrement la tête de côté. Allez, dis quelque chose, ce n’est pas si compliqué.

« T’es nouvelle ici ? »

C’était déjà un début. Rien qu’un petit début, mais mieux que rien quand même. Il aurait pu rester là, à attendre qu’elle dise quelque chose, à attendre qu’elle engage la conversation comme il le fait le plus souvent, sauf que ça ne mènerait personne nulle part, lui le premier.
Pour une première tentative de « sociabilisation », ce n’était pas si mal.


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MessageSujet: Re: SPINNIN' THE EMPTY — Libre 
Ven 23 Jan - 1:01


Spinnin' the empty

En le voyant sursauter puis ne pas réagir, Ken se demanda s'il comprenait bien l'anglais et s'il n'était pas un tout petit peu ralenti le garçon là, qui rêvait au puit. Sans vraiment le brusquer, elle s'approcha de la margelle, assez loin pour ne pas lui faire peur – il ne manquerait plus qu'il y tombe – et regarda à l'intérieur. Il faisait sombre et s'en dégageait une odeur étrange de marais sec, de poussière et d'eau croupie. S'il était vide comme la poulie rouillée et le sceau décomposé le laissaient entendre, cela voulait dire que l'odeur avait imprégné les pierres. Elle se demanda soudain si une flore existait tout au fond, comme certains champignons fuient la lumière pour préférer la douce chaleur de l'humus et de l'obscurité. Une chose était certaine cependant, la Nature avait déclaré la guerre au puits et, jardinier ou pas, elle allait gagner.

Au bout d'un temps indescriptible, se comptant AU MOINS en seconde, le type haussa les épaules. Bon, ça au moins c'était clair, le sujet de conversation ne lui convenait pas. Elle était plutôt fière de son ouverture pourtant. Elle n'avait parlé ni du temps qu'il faisait, ni du manoir, ni même de la rentrée prochaine. Bah. Il devait avoir été dévoré par la banalité ambiante, incapable de s'adapter à une approche nouvelle. Ou alors c'était un snob qui regardait son look de semi-hippie échappée des années 80 et des grandes heures de la culture otaku/cosplay avec dédain. Elle s'en fichait. Et si son sourire restait identique, elle se sentait un peu déçue. Elle avait cru trouver une âme sœur ou du moins une âme qui aimait la nature et elle n'avait trouvé qu'un âne. Elle s'assit sur le bord, ses jambes battant dans le vide comme pour tester la solidité de l'ensemble. On lui avait déjà parlé de rumeurs sur cette fille qui serait tombée dedans mais c'était stupide. Si cela avait été le cas, sérieux, ils auraient mis une plaque de métal sur le trou et tout était réglé. Ils voulaient juste effrayer les gens.

Les pierres sous ses pieds semblaient solides. Celles sous ses fesses aussi. Le lierre, s'il avait retiré du mortier maintenait l'ensemble de ses racines. Si Jardinier il y avait, alors l'édifice s'effondrerait bien plus vite qu'elle ne l'avait parié. Le type ne comprenait rien. Elle ne se sentait même pas de lui expliquer ou de lui proposer un rendez-vous dans dix ans comme dans la chanson française niaise éponyme. Elle haussa les épaules à son tour, attendant voir s'il allait relancer la conversation ou la planter là comme une idiote. Peut-être que les ronces étaient le souvenirs de toutes ces filles qu'on avait jeté dans ce petit coin discret. C'était peu probable mais tellement romantique comme idée...

« Non, je suis née dans le puits, je suis la somme de toutes les roses qui n'ont jamais pu pousser, l'incarnation de cette nature liée intrinsèquement à ce puits, tout comme je suis liée aux murs du manoir pour les trois années à venir. Au bout de ce temps, je me fanerais ou fleurirait plus colorée encore. »

Elle n'en pensait pas un mot mais s'amusait bien à présent. Parler en métaphore avait toujours été l'un de ses grands plaisirs et elle adorait sortir des sentiers battus. C'était sa façon de se défendre contre la grisaille et la routine. Elle prit cependant un air plus sérieux pour répondre à la première question.

« Ou alors suffit de graver un mot sur une des pierres du bas, de le teindre avec une peinture bien visible pour qu'elle attire l'oeil, demandant auxdits élèves d'envoyer un mot à telle adresse quand ils y seront. C'est bien plus simple. Ton option, sérieux, elle consiste à devenir prof et ce sera sans moi. J'admire la vocation de certains... » de certaines surtout « mais moi, j'ai pas cet altruisme. »

Elle avait à peine terminé sa phrase qu'elle se balança en arrière, le genoux bien accrochés sur le rebord, les pieds emmêlés dans les ronces pour se retenir malgré les pics et ses cheveux multicolores balayant l’anthracite des pierres anglaise. L'odeur était affreuse et pourtant elle riait de sa propre peur, riait de son inconscience, riait du pari qu'elle faisait, de savoir si le gars avait assez de réflexes pour aller la sauver. Elle décida presque immédiatement que non et remonta rapidement par la force conjuguée de ses abdos et de ses mains. Faire le cochon pendu donnait toujours l'impression de perdre la tête, un peu comme quand elle avait mangé trop de sucre, et elle adorait ça. Elle se sentait invincible.

« Sinon, si ça t'intéresse, tu peux m'appeler Ken. Je suis ici incognito. »
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